7 juin 2010 / Musique
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Amy Winehouse, Me And Mr Jones en live Eurockéennes



6 juin 2010 / Insolite, Photographie, Photomontage
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Images aux rayons X de Nick Veasey

Nick Veasey



/ Arts divers, Graffiti, Vidéo
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Krink vs Mini Cooper S

Krink est un artiste de la culture graffiti originaire du Queens à New York. Les coulures de peinture directement inspirées des tags faits aux marqueurs gorgés d’encre indélébile sont sa marque de fabrique. Voici un exemple de customisation sur la MINI Cooper S.



5 juin 2010 / Animation
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Oktapodi

Oktapodi, une animation 3D réalisée par 6 jeunes étudiants de l’école Gobelins, à Paris. Ce film qui a nécessité 7 mois de travail à été nommé aux Oscars en 2009.



4 juin 2010 / Interview, Photographie, Voyage
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Interview de Joffrey Carpentier


Autoportrait à la contrebasse

Joffrey Carpentier est un talentueux photographe amateur français qui rapporte de ses nombreux voyages des clichés esthétiques, variés et picturaux. Né à Besançon en 1980, il est aujourd’hui interne au CHU où il se spécialise en Psychiatrie. Enfant, il a  toujours rêvé d’avoir un appareil reflex et a attendu sa première paie d’interne pour en avoir un, il y a 4 ans. Il a décidé alors de prendre un vol pour l’Inde et d’y partir seul 21 jours. Ce premier voyage dans les montagnes du Spiti a été une découverte fabuleuse pour lui et d’une grande intensité. L’appareil photo a été son passeport pour partir et là bas, il lui a servi d’interface pour rentrer en contact avec les gens. Il a  été reçu chez des moines qui lui ont ouvert des portes et surtout, on lui a souri partout.


Les montagnes du Spiti

Joffrey essuie aujourd’hui les plâtres de la rubrique interview du blog pour nous parler du regard qu’il porte sur ce qui l’entoure et de la bienveillance qu’il accorde à ce(ux) qu’il photographie.

BD : Depuis quand prends-tu des photos et pourquoi ce mode d’expression ?

JC : Le début de ma photographie coïncide avec le début de mon internat en psychiatrie. Dès lors les deux sujets se renvoient régulièrement l’un à l’autre, s’enrichissent mutuellement et m’apportent beaucoup dans tous les domaines. Comprendre l’autre, respecter ses peurs et ses envies. L’image est ce que l’on a de plus précieux, c’est celle que l’on a de soi mais surtout celle qu’on a des autres. La photographie permet facilement d’exprimer son ressenti. Elle fixe le temps, les souvenirs, les gens. C’est un média formidable qui m’oblige tous les jours à me remettre en question et m’ouvre des horizons fantastiques.

BD : Lorsque tu pars en voyage, qu’est-ce que tu cherches à mettre en exergue ?

JC :En voyage, c’est surtout l’infinitésimal que j’ai à l’esprit. Qu’est ce qui localise, définit, caractérise avec émotion un lieu ou une personne ? C’est un détail qui peut tout déclencher : un regard, un collier, une attitude ou l’esprit se dégagent d’un endroit. Je cherche toujours à valoriser mon sujet, à le rendre digne et merveilleux. Mes images sont comme de petits trésors que je ramène au creux de mon boitier, de courts instants d’éblouissement ou des visages que j’ai aimé. Tout devient beau quand on prend le temps de regarder.


Namaste, Rajasthan

BD : Quelles sont tes inspirations, des photographes de références ?

JC : Toute image est inspiratrice, dès lors que l’on aime ou pas telle photo ou peinture on prend déjà un parti. Internet reste en cela un vecteur intense par la profusion  et la qualité des images ou graphismes qu’on y trouve. Le réseau forge nombre de mes images, il est parfois même difficile de ne pas plagier. J’ai été soulagé de savoir que Turner lui-même copiait beaucoup ses contemporains. Reproduire est un apprentissage en soi. Mes photographes favoris sont : Michael Kenna, Joseph Hoflehner, Kenro Izu, Araki, Daido Moriyama, Olivier Föllmi, et Jean-Loup Sieff.

BD : Quelle est de tes photos celle que tu affectionnes le plus et pourquoi ?

JC : Le portrait d’une jeune intouchable à Pushkar en Inde. Dans le palais du Maharadja à l’abandon, je l’ai trouvée en train de balayer la chambre de la Maharani. Au même endroit plusieurs centaines d’années auparavant, la princesse guettait  par le balcon les festivités données dans la cour, protégée des regards par un paravent en moucharabieh. La lumière de midi éclairait son visage à travers la dentelle de pierre et quand elle m’a regardé lui demander une photographie, chose inconcevable pour sa caste, j’y ai vu la beauté d’une princesse.


Portrait d’une jeune intouchable à Pushkar en Inde

BD : Tu réalises des portraits, des paysages. Quel exercice préfères-tu et quels intérêts trouves tu dans chacune de ces approches ?

JC : J’aime par dessus tout réaliser des portraits à l’étranger. C’est pour moi toujours un cadeau superbe. C’est le fruit d’une rencontre, de mon voyage, de mon effort à aller vers l’autre et de m’affranchir des barrières de la langue ou de la culture. Mais toutes les photographies se répondent que ce soit un portrait ou un paysage. Ce sont des compositions qui doivent être construites pour fonctionner et d’où doivent se dégager toute l’émotion et la passion nécessaires. Le studio m’apprend à parler aux modèles, à les mettre en confiance et à leur donner une image d’une beauté souvent insoupçonnée. Peu de monde se trouve beau en photo, mais le studio m’a appris qu’avec du temps, du respect et de la confiance on peut tous montrer notre beauté intérieure. Le portrait est peut être l’exercice le plus difficile. Techniquement, artistiquement et humainement il demande des trésors de ressources. Le paysage me hante souvent bien avant, me déçoit et puis me happe. il reste la plus grande source d’émotion.


Shanghai

BD : Comment définis-tu ton style ?

JC : En construction… J’espère en avoir un jour disons que l’émotion reste mon maître mot. Je suis plus un photographe de l’instant que l’on croise.

BD : Tu peux nous parler technique ?

JC : Coté technique, c’est principalement un travail numérique. L’argentique est nouveau pour moi mais j’apprends, j’apprends. J’apprécie la facilité et l’aisance qu’apporte le numérique. Surtout l’écran permet une intéraction fantastique avec les autres. il conditionne nombre de mes vues et m’offre une sanction directe sur les résultats escomptés. En terme de soft, j’utilise beaucoup Lightroom et photoshop pour essayer d’avoir un résultat aussi naturel que possible. Donc très peu de modifications, juste quelques touches de netteté, d’exposition, de désaturation. Rien de bien transcendant si ce n’est l’utilisation de la technique HDR High Dynamic Range pour certains paysages. Cette technique permet l’obtention de détails dans les zones sombres et claires de l’image. On obtient toujours des résultats spectaculaires. tout le travail reste de doser l’effet, c’est de la cuisine.


Boston, États-Unis


People of NYC


Le Huang Shan, Chine


Japon


Inde


Himalayan Highway


Islande

Retrouvez d’autres pays photographiés par Joffrey Carpentier sur son site web.








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